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Méditel 3G : l’offre qui fait du bruit
Par Amdra
Créé 10/03/2008 - 16:15

MeditelQu’est ce qui ne va pas dans l’offre 3G de Méditel ? Vous avez été nombreux, en effet, à nous contacter à propos des problèmes de débit du 3G de Méditel. Nombre d’entre vous nous ont informés qu’ils n’arrivaient plus à se connecter ou que le débit de leur connexion était extrêmement faible. Dans un souci d’information de nos lecteurs, nous avons soumis ces différentes interrogations aux responsables de Méditel qui nous ont répondu en toute transparence.
A Méditel, le ton est serein mais ferme : «Un débit extrêmement faible, cela semble être un verdict suffisamment catégorique pour qu’il soit crédible». Et pour cause, les responsables de Méditel soutiennent que le réseau de Méditel est suffisamment costaud pour qu’il essuie ce genre de tirs de barrage.
Pour comprendre le problème, il faut savoir que Méditel a initialement opté pour l’utilisation de la HSDPA (High Speed Downlink Packet Access) pour toutes ses solutions internet. La HSDPA est une technologie mobile adaptée pour une utilisation sur téléphone portable seulement, donc généralement peu intensive et plutôt ponctuelle. Ce qui la rend peu propice à une utilisation de masse et intensive telle qu’est l’ADSL ou le fixe.
Avec une vue technologique assez pointue, les responsables de Méditel abondent dans un autre sens. «Il faut dire que le HSDPA a été conçu à l'origine pour une utilisation sur les terminaux mobiles. L’UMTS qui fût une déception en terme de performance compte tenu du coût extrêmement élevé payé par les opérateurs pour avoir les licences 3G, était très proche de ce que pouvait faire EDGE (qu'on appelle aussi "pseudo-3G") c.-à-d. entre 100 et 200 kbps. EDGE était une évolution de GPRS et était disponible dans le contexte de la licence 2G existante. Le HSDPA fut développé pour palier à ce manque de performance et aussi pour coupler la mobilité avec la large bande», est-il indiqué du côté de Méditel. Et d’ajouter : «en pratique, il n'y a aucune différence pour un utilisateur de téléphone mobile s’il est connecté a 1 Méga ou a 10 Méga ! Le terminal mobile ne sait pas tirer profit de la large bande d’autant plus qu’il a une "user experience" très limité (écran petit, qualité du son limité, etc».
Le choix de la HSDPA a-t-il pour autant atteint ses limites? Rien n’est moins vrai, affirment les responsables à Méditel. Pour le responsable Communication de l’opérateur, «répondre à cette question suppose d’abord une connaissance pointue de la configuration technologique, réglementaire et prospectiviste du marché». «D’abord, une tendance de fond qui s’annonce dans des marchés plus matures: en raison de l’avantage compétitif du HSDPA, les clients dans les pays nordiques commencent à migrer de l’ADSL vers la 3G. Cette donne est à corréler naturellement avec le calendrier réglementaire et avec, bien entendu, le chantier du dégroupage».
Faut-il craindre alors une saturation du réseau Méditel, précipité sans doute par le lancement de l’offre 512 Kbps ? Rien n’est moins sûr, affirme-t-on du côté du deuxième opérateur qui semble avoir anticipé largement cette situation en investissant 2,5 milliards DH en infrastructures en l’espace de deux ans (2007-2008). Mais pourquoi alors réactiver la clause du contrat restreignant le transfert de données mensuel à 1 Gb par mois, restée longtemps dormante et non appliquée ? La réponse de Méditel est là encore suffisament sereine : « Le réseau 3G à disposition des clients de Méditel est une ressource partagée et les restrictions ne sont envisagées qu’à partir du moment où un usage abusif, massif et suffisament récurrent est observé», est-il précisé. Et les responsables de Méditel de souligner qu’« il n’y a pas, toutefois d’application automatique qui systématise ce genre de restrictions. C’est une protection du réseau, certes, contre les usages massifs et les risques démesurés, mais en aucune manière, l’utilisateur ne se voit son débit définitivement coupé»
Quid des lacunes de communication entre l’information disponible au niveau des points de vente, du centre d’appel et du site Internet ? Là-dessus, l’opérateur reste assez flexible. «Des lancements de services aussi importants génèrent naturellement des petites fluctuations internes. Nous avons pris la mesure de ces petites incohérences et nous les avons corrigées à travers un processus clairement établi qui est en cours de déploiement».
Dernier reproche à l’égard de Méditel : le mode de tarification. Là aussi, la réponse de Méditel est on ne peut plus convaincante. «Initialement, il y avait une cohabitation entre deux modes de facturations, l’une basée sur le volume et l’autre basé sur un forfait. Des clients facturés selon le mode volumétrie téléchargée ont en fait la réclamation et ont pu être justement remboursés», est-il souligné.

Ci suit la partie du contrat faisant mention de ces restrictions

« 11. Restrictions d'usage du Service
Concernant l'usage du Service, le Client reconnaît et accepte que le Streaming,
le Peer to Peer et la Voix sur IP sont interdits. Aussi le Client s'engage à ne
jamais effectuer de Streaming, Peer to Peer et Voix sur IP et l'accepte
formellement...
... A ce titre, il est entendu par usage raisonnable sans que cette définition
ne puisse être considérée comme étant restrictive, l'usage d'un accès Internet
n'excédant pas 1 (un) Giga octet de données échangées mensuellement...
»

Amdra est un effort de Shafouni sarl, Casablanca

URL source (créé le 05/09/2010 - 16:07): http://www.amdra.com/meditel3g_faitdubruit